Les tribus amérindiennes et le Covid-19

Afin de minimiser le risque que les populations amérindiennes ne deviennent des dommages collatéraux de la crise du Covid, le “First Nations Development Institute” répond aux besoins urgents des communautés.

Ce Fonds d’intervention d’urgence Covid-19 est conçu pour distribuer efficacement et rapidement des produits aux organisations autochtones et tribales qui en ont le plus besoin.

Plus de 400.000 $ ont été récoltés à ce jour, ainsi que 100.000 litres d’eau et près de 8.000 kilos de nourriture.

Les communautés autochtones complètement invisibles en temps normal, le sont encore plus lors d’une crise comme celle du Covid-19. Avec une santé déjà compromise par des taux élevés de diabète, de maladies cardiaques et d’autres maladies chroniques, les Amérindiens sont clairement une population à risque.

Que répondre quand on vous dit qu’il est indispensable de se laver souvent les mains mais que l’eau est à plus de 30 kilomètres sur des sentiers et des pistes à peine aménagées ? Et que dire quand on sait cette eau est trop précieuse pour être utilisée uniquement pour se laver les mains ?

Plus de 15% des familles n’ont pas accès ou manquent d’eau potable. De plus, un système d’évacuation des eaux usées est souvent inexistant, ce qui crée des conditions dans lesquelles les normes sanitaires ne sont pas respectées. 20 % des zones tribales sont complètement surpeuplées rendant impossible toute distanciation sociale. Rappelons aussi que +/- 90.000 foyers sont sans abri ou mal logés. A peine plus de 10 % des Amérindiens possèdent un diplôme universitaire. Les emplois dans les réserves sont très limités.

Le Covid n’a fait qu’empirer une situation déjà compliquée.

Une logistique difficile menace encore plus la santé des familles autochtones. En effet, beaucoup de tribus ont mis en place des restrictions de livraisons et de déplacements afin de limiter la propagation du virus, mais ces tribus sont souvent si éloignées et difficiles d’accès qu’elles en deviennent complètement isolées et réduites à ne même plus recevoir les denrées essentielles de base comme la nourriture, le désinfectant, le papier hygiénique …

C’est là qu’interviennent quelques associations, malheureusement cela reste bien insuffisant face à une situation déjà critique.